Les événements en ligne proposés par les membres d’Eunic Paris à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste

– Institut Goethe –

Un procureur contre le nazisme (Film en streaming et discussion sur Zoom)

Réalisé par Catherine Bernstein, Doc., 2018, Produit par Kuiv productions et Arte, VF, 56 min

le 27 janvier à 19h00

Francfort, le 20 décembre 1963. Pour la première fois une cour fédérale allemande va juger des criminels nazis. Un procureur inconnu jusqu’alors est à la manœuvre : un certain Fritz Bauer. Cet homme qui s’oppose à la politique de l’oubli et du silence veut non seulement juger les criminels nazis mais aussi confronter l’Allemagne tout entière aux vérités de son passé. Pour le pays c’est un choc et la jeunesse allemande découvre avec horreur les crimes de la génération précédente.

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– Forum culturel autrichien –

La ville sans juifs

Un ciné-concert avec le film La ville sans juifs est prévu en automne 2021 au musée d’art et d’histoire du Judaïsme en partenariat avec le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris dans le cadre de ses programmations Hors les Murs Constellations.

La ville sans juifs (Die Stadt ohne Juden) est un film expressionniste muet autrichien réalisé par Hans Karl Breslauer (Autriche 1924, 90’) d’après le roman éponyme et satirique d’Hugo Bettauer paru en 1922, qui traite de l’antisémitisme croissant en Autriche dans les années 1920. Une première version fragmentaire du film a été retrouvée à Amsterdam en 1991. Une copie beaucoup plus complète, trouvée à Paris en 2015, vient d’être restaurée.

Cette version restaurée sera présentée avec accompagnement orchestral de l’ensemble « L’Heure de la Musique », fondé par Pierre Dubuisson, dirigé par Leonard Ganvert, est composé de 15 musiciens et musiciennes issus des différents pays-membres de l’UE en automne 2021 .

Plus de renseignements ultérieurement sur www.austrocult.fr

 

Moritz Weiß Klezmer Trio & Friends

concert en ligne

du 18 janvier 2021 au 7 février 2021

Présentation de leur album „Klezmer Explosion“

Le Moritz Weiß Klezmer Trio, fondé en 2015, a trouvé dans leur musique un son incomparable et captivant en mêlant habilement leur interprétation de la tradition musicale juive du Klezmer à des éléments de jazz ou de musique classique. Leur nouvel album Klezmer Explosion en est la preuve.

Le trio présente dans ce concert toute sa gamme d’expressions musicales, enrichie par la participation de leur amis musiciens : Albin Krieger (violon), Ivan Trenev (accordéon), Simon Kintopp (trombone), Lukas Kleemair (batterie) et Clara Montocchino (qui crée une intimité avec sa voix et) dont chaque Lied raconte une propre histoire.

Moritz Weiß : clarinette, clarinette basse, voix

Niki Waltersdorfer : guitare, voix

Maximilian Kreuzer : contrebasse, voix

 

Plus d’informations sur le site du Forum Culturel Autrichien

 

– Institut Polonais – 

KARSKI QUARTET 

concert en ligne 

le 27 janvier à 19h   

Pour commémorer la Journée du souvenir des victimes de l’Holocauste, l’Institut Polonais de Paris vous présente un concert en ligne, interprété par le Karski Quartet, lauréat du grand prix du 4e Concours international « Triomphe de l’Art » de Bruxelles, ensemble d’artistes de Pologne et de Belgique : Kaja Nowak (violon), Natalia Kotarba (violon), Diede Verpoest (violon, alto) et Julia Kotarba (violoncelle). Ce quatuor à cordes basé à Bruxelles a pris le nom de Jan Karski, fasciné par ce résistant polonais de la Seconde Guerre mondiale, émissaire légendaire qui témoigna du génocide des Juifs devant les Alliés. En portant son nom, l’ensemble souhaite lui rendre hommage.

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Pasażerka / La Passagère d’Andrzej Munk, 1963, 62min

projection en ligne

le 28 janvier à 19h   

Liza subit un choc, quand, lors d’une croisière en compagnie de son mari, elle croit reconnaître parmi les passagers une jeune femme, Marta, ex-détenue du camp d’Auschwitz où elle était surveillante SS. Liza, dont le mari ignore cette partie de sa vie, se souvient de son passé terrifiant. Ce sont d’abord des fragments en vrac qu’elle arrange afin de construire un récit à l’intention de son mari, et dans le but de se justifier, mais peu à peu la véritable histoire se reconstitue.

Figure essentielle de la Nouvelle Vague polonaise, né en 1921 à Cracovie, Andrzej Munk étudie l’architecture et le droit avant de se consacrer au cinéma à l’école de Łódź. Il devient opérateur des actualités polonaises, puis réalisateur de films documentaires. Remarqué pour sa vision intelligente et ironique du nouveau mode de vie polonais, il signe plusieurs courts métrages avant de se lancer dans l’aventure du moyen métrage (Les Hommes de la croix bleue en 1956) et du long en 1957 avec Un homme sur la voie qui lui vaudra une renommée immédiate. Ses films suivants connaîtront un succès sans cesse croissant jusqu’à son dernier long-métrage, La Passagère. Il mourra d’un accident de voiture pendant le tournage, à 41 ans. Deux ans plus tard, ses amis et collaborateurs décidèrent de terminer le film avec les éléments existants. Cette œuvre hybride est composée d’images fixes avec une voix off et de longues séquences filmées à l’intérieur du camp. Paradoxalement, le récit acquiert une force qui lui donne une énorme portée éthique : faire œuvre de mémoire, avec une construction en forme de souvenir.

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– Centre tchèque –

Le Cœur est un feu

lecture concert

Le 27 janvier de 9h à minuit

Le 27 Janvier est la date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, c’est la date choisie par la France comme journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité. Nous nous joignons à cette célébration, cette journée de mémoire et de réflexion en vous proposant une lecture en ligne de poèmes choisis d’Hanuš Hachenburg, jeune adolescent de 13 ans interné dans le ghetto de Theresienstadt (Terezín).

 

Le 27 Janvier de 9h du matin à minuit, sur le site du Centre tchèque, une lecture intime portée par la musique d’un choix de poèmes clandestins Le Cœur est un feu, expérience sensible de la vie concentrationnaire d’Hanuš Hachenburg. Les poèmes sont interprétés par Claire Audhuy, accompagnés au violoncelle par Tristan Lescêne, de la compagnie Rodéo d’âme, dans une réalisation de Baptiste Cogitore.

 

Poèmes extraits de On a besoin de fantôme suivi d’un choix de poèmes, Hanuš Hachenburg, édité par Rodéo D’âme et disponible sur leur site

« Vous ne serez pas étonné du fait que lorsque je dus me confier à quelqu’un, je me confiai à du papier. Le papier est silencieux et est prêt à tout accepter. Je fus en mesure de déverser sur lui toute ma rage, de crier un bon coup et aussi de me réjouir. Et je sais d’expérience que quand l’on a un ami sincère avec qui partager tous ses griefs, on n’écrit pas de poésie. Dans mon cas, les poèmes sont ce que les amis représentent pour d’autres personnes. Ils sont ce que je ne peux dire à quiconque, sous peine que l’on se moque de moi. »

Hanuš Hachenburg, 1943.

Plus d’informations sur le site du Centre Tchèque

 

 

– Institut italien –

La maison des enfants de Francesca Muci, 2018, 70min.

projection en ligne

à partir du 25 janvier

À l’occasion de la  Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste l’Institut culturel italien de Paris vous propose la vision du documentaire « La casa dei bambini » (Italie, 2018, vostf, 70’) réalisé par Francesca Muci. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, une brigade de l’armée britannique a réussi à mettre en sécurité des centaines d’enfants juifs qui avaient échappé à la terreur des camps de la mort nazis. Pendant trois ans, de 1945 à 1948, une petite ville de Lombardie, Selvino, est devenue leur maison. Orphelins de leurs familles d’origine, perdus dans la tragédie de la Shoah, les « enfants de Selvino » ont lentement réussi à retrouver des moments de sérénité et à reprendre une vie normale.

 

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